ll y a une multitude de composantes pour parvenir à la création d’un spectacle et à sa représentation devant un public de tous horizons. Chaque métier a son importance, que ce soit le metteur en scène, le scénographe, le comédien, le chargé de communication, l’administrateur, le régisseur ou encore les musiciens. Tous jouent un rôle clé dans la mise en place d’une pièce, de la première répétition à la dernière représentation. Dans cet article, nous allons explorer plus en détail ces métiers souvent méconnus, mais qui sont pourtant essentiels au bon déroulement de la création théâtrale.

L’immersion dans une pièce de théâtre nécessite un travail de grande envergure et de précision. La lumière, la sonorisation et les décors, en particulier, sont des éléments cruciaux. Ces différents aspects forment un ensemble cohérent et bien travaillé, qui constitue le squelette d’une œuvre. C’est sur ce cadre que les comédiens et le metteur en scène viennent insuffler vie, émotion et sens. Le décor, la lumière et le son ne sont donc pas des accessoires, mais bien des composantes essentielles qui permettent aux spectateurs de se plonger dans un univers spécifique, de se laisser emporter par le récit.

Dans le cadre de la préparation du Festival Divers, piloté par la Compagnie Vive et dirigé par la dynamique équipe du Nouveau Théâtre du Jour (NTJ), nous avons eu la chance de découvrir les coulisses de la création, en suivant le travail minutieux de deux professionnels : la régisseuse, Isabelle, et le constructeur, Giovanni. Ils sont actuellement en pleine préparation pour la pièce « Dans Les forêts de Sibérie », mise en scéne par William MESGUICH D’après le livre de
Sylvain TESSON, qui sera présentée le 26 décembre. Ce fut l’occasion d’échanger, dans un premier temps, avec Giovanni sur son métier, qui reste souvent dans l’ombre, mais dont l’importance est capitale dans la réussite d’un spectacle.

Le travail du constructeur consiste principalement à recréer l’univers visuel de la pièce. Son rôle est de fabriquer et d’aménager les décors de manière à ce qu’ils renforcent l’atmosphère, tout en respectant la vision artistique du metteur en scène et du scénographe. Le décor d’une cabane dans la forêt, par exemple, doit non seulement être esthétiquement convaincant, mais aussi transporter le spectateur dans l’imaginaire du récit. Avec seulement quelques jours avant la première représentation, le décorateur se retrouve souvent dans la précipitation. Mais malgré ce manque de temps, il s’efforce de respecter les idées du metteur en scène tout en apportant sa touche personnelle.

Le constructeur doit, en quelque sorte, être un « menteur » talentueux. Comme il le dit lui-même, « Le constructeur est le meilleur menteur, il faut donner une illusion de réalité à la fois aux spectateurs et aux comédiens ». Cette illusion repose sur des matériaux souvent simples, voire récupérés. Il travaille, par exemple, avec des planches de bois usées, qu’il transforme et réutilise, leur donnant ainsi une histoire et une âme. C’est également une volontée écologique de la part de la compagnie Vive, cherchant à amoindrir l’impact environnemental à travers le recyclage ! Comme l’a dit Lavoisier :

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Ces matériaux, qui pourraient paraître banals, sont sublimés par le travail de Giovanni et contribuent à la crédibilité du décor. Pour lui, c’est bien plus qu’un simple aménagement de l’espace, c’est « l’art de raconter une histoire à travers des visuels ». L’enjeu est de créer un décor qui ne soit pas seulement joli, mais qui serve véritablement le récit et offre au spectateur une vision artistique cohérente avec l’univers du spectacle.

La régisseuse, quant à elle, joue un rôle tout aussi important, bien qu’elle soit souvent moins mise en avant. Elle s’occupe de la gestion technique et logistique de la production, et son travail est déterminant pour que le spectacle puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles. En ce moment, elle est en pleine préparation de l’exposition Doisneau Baquet, qui met en lumière les œuvres de ce grand photographe. En installant les lumières, la régisseuse s’assure que chaque photographie soit mise en valeur de manière optimale. Les jeux de lumière, la direction de l’éclairage, la position des projecteurs, tout doit être minutieusement réglé pour créer l’atmosphère recherchée par le directeur artistique du Nouveau Théâtre du Jour Grégori Baquet.


Le métier de régisseur est souvent comparé à celui d’un chef d’orchestre. En effet, comme lui, la régisseuse coordonne l’ensemble des éléments techniques, mais aussi humains, qui font le bon déroulement de la production. « On sait qu’un régisseur a fait un bon travail quand on ne voit pas son œuvre », dit-elle. En d’autres termes, son travail est invisible, mais il est essentiel. Son rôle consiste à veiller à ce que tout fonctionne dans les coulisses, de la préparation des expositions à la gestion du matériel, en passant par la supervision des installations. Le régisseur est également responsable du bon fonctionnement de la scène pendant les représentations, de la gestion des changements de décors aux réglages des effets spéciaux.

Ces deux métiers manuels, bien que souvent dans l’ombre, sont des composantes incontournables du bon fonctionnement d’un théâtre ou d’un événement artistique. Le constructeur et la régisseuse, grâce à leur savoir-faire et leur engagement, permettent au spectacle de prendre vie, d’être vu sous son meilleur jour et de toucher le public. Si ces professionnels ne sont pas toujours sous les projecteurs, leur travail en amont est ce qui donnera aux comédiens la chance de briller sur scène. Il est donc crucial de rendre hommage à ces métiers passionnants, mais trop souvent oubliés, qui contribuent à la magie du théâtre.

Pour en savoir plus, et réserver vos places, rendez-vous sur : https://nouveautheatredujour.com/

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